ITW Philippine Dolbeau – Valoriser l’entrepreneuriat – Et si j’étais Président ?

philippine dolbeauITW N°6 – 10 questions posées à Philippine Dolbeau, Fondatrice de New School.

Dans 6 mois, en mai 2017 aura lieu la 11ème élection présidentielle depuis le début de la Vème République. Avec elle son aréopage de nouvelles promesses, de nouveaux choix politiques, de nouvelles lois…
Et si, finalement, plutôt qu’un homme politique, le futur Président de la République était un héraut du digital, un porte drapeau de l’innovation Made in France, une dirigeante reconnue ?

Quels seraient son programme et ses arguments pour convaincre … Quels seraient ses gros chantiers en tant que CEO/CMO/CDO à terminer avant de prendre ses quartiers à l’Elysée…

Majda CHAPLAIN, CEO de MC Factory, en partenariat avec Stratégies, lance une nouvelle série d’interviews hebdomadaires « Et si j’étais Président », et invite des acteurs emblématiques férus de digital à se glisser dans la peau de notre futur Chef d’Etat, le temps d’une interview consacrée à leurs priorités digitales …

10 questions posées à Philippine Dolbeau, Fondatrice de New School & Candidate à la présidentielle 2017.

Votre programme

1 – Quels seraient les 3 points principaux de votre programme ?

D’abord l’éducation : je mettrai un enseignant au ministère de l’Education car j’aurai l’assurance qu’il sait de quoi il retourne. Ensuite, la promotion de l’entrepreneuriat auprès des jeunes afin de relancer l’économie. Je pense qu’il faut montrer que chef d’entreprise est un métier à part entière. Or, aujourd’hui, lorsque l’on nous demande de choisir un métier, on ne nous parle jamais de cette opportunité. Enfin, je ferai entrer l’Elysée dans un véritable plan de communication digital à l’américaine, un peu comme Barack et Michelle Obama ont su le faire, afin de rendre la politique plus transparente et les hommes politiques plus abordables !

2 – Pourquoi faut-il voter pour vous ? Quelle serait votre principale qualité de dirigeante ?

Je pense que le fait d’être une femme peut être un atout car nous n’avons pas la même sensibilité aux choses et aux gens. Et puis, c’est tout un symbole ! D’autre part je suis jeune. Cela peut être perçu comme un défaut par certains, mais je pense que c’est une qualité car je peux apporter d’autres points de vues, moderniser des institutions un peu vieillissantes. Et puis je m’aperçois, au gré de mes rencontres, que beaucoup de gens veulent changer le monde…au fond de moi, je fais partie de ces gens là.

3 – Quel serait votre projet pour booster la transformation digitale des entreprises Françaises ?

Je pousserai tous les secteurs, quels qu’ils soient, à se former au digital. Aujourd’hui, je vois par exemple que mes professeurs n’y connaissent rien en matière de digital et que ce sont leurs élèves qui les forment ! J’adore également la société Magic Makers qui apprend aux plus petits le codage informatique… Je pense que le digital peut être très ludique et que la technologie peut, et doit, s’intégrer dans tous les secteurs.

4 – Quel serait votre engagement vis à vis de cette jeune génération qui, dans les 10 ans, se retrouvera sur le marché du travail ?

Je pense que ce serait la proposition que j’ai remise à François Hollande pendant le G20 à Shanghai qui est de valoriser l’entrepreneuriat. C’est, une solution, il me semble, à tous les problèmes de chômage et de précarité. Cela m’est cher et j’aime le mettre en avant. Evidemment, il y a tout à repenser et cela commence dès l’école. Il existe aujourd’hui des associations comme « Entreprendre pour Apprendre » qui se déplacent dans les lycées afin d’expliquer qu’entreprendre est une solution d’avenir. Mais ce n’est pas suffisant. Les acteurs du changement, aujourd’hui, ce sont les entrepreneurs. Ce sont ces initiatives là qui créent des vocations.

Avant de quitter votre poste actuel

5 – Quels gros chantiers avez-vous à terminer avant de prendre vos quartiers à l’Elysée ?

J’ai déjà beaucoup de chantiers à mettre en place dont ceux de développer et commercialiser New School ! Pour le moment ma solution est en test afin d’être améliorée pour être déployée à grande échelle. Et puis je dois également passer mon Bac Littéraire…

6 – Quelles seraient les principales missions de votre successeur au sein de votre entreprise ?

Une fois mon entreprise développée, mon successeur devra mettre en place l’égalité salariale entre hommes et femmes et conserver l’esprit start-up que l’on a aujourd’hui. Un esprit toujours en mouvement, dans l’action et la créativité. Bref, qu’il soit capable de faire en sorte que les gens qui travaillent pour New School soient bien dans leurs jobs pour créer une vraie dynamique d’entreprise.

7 – Etes-vous pour le cumul des mandats en entreprise : Marketing, Communication, Digital, CRM, Mobile, IT, Internet of Things… ?

Je ne suis pas trop pour, car je pense qu’il faut éviter la confusion des genres. Ce sont des métiers à part entière qui ne se ressemblent pas beaucoup ! Et puis il me semble que l’on ne tient pas bien sur la longueur en étant partout à la fois.

Pour intégrer l’Elysée

8 – Que demanderiez-vous au Président sortant, François Hollande, avant qu’il parte ?

Je crois que je lui demanderai deux choses : son numéro de téléphone portable pour le joindre en cas de problème et où se trouve l’entrée du passage secret de l’Elysée. Je suis certaine qu’il y en a un et je veux savoir où !

9 – Comment digitaliseriez-vous l’Elysée ?

Je mettrai de la nouvelle génération au gouvernement, c’est à dire des digital native qui sont bercés par la créativité et l’innovation, car c’est le reflet de la société actuelle. J’ai été reçue récemment au ministère de l’Education et j’ai pu constater à quel point ils ne sont pas modernes… Je pense qu’en plus des hommes, je moderniserai aussi les outils.

10 – Quel objet personnel ramèneriez-vous avec vous à l’Elysée ?

Ce n’est pas un objet, c’est mon chat, parce que je me sens chez moi lorsqu’il est là.

A propos de Philippine Dolbeau

L’ingéniosité n’a pas d’âge. Philippine Dolbeau en est la preuve vivante. Cette lycéenne de 17 ans, plus jeune entrepreneure de France a créé New School il y a 2 ans après s’être indignée du sort d’un petit garçon resté enfermé durant 8 heures dans un bus scolaire. De concours en paris insensés, la jeune fille a tapé dans l’œil du directeur d’Apple Europe, rien de moins. Son système d’appel électronique New School, actuellement en phase de test dans 3 établissements, attend désormais d’être commercialisé à grande échelle.

Si vous souhaitez exposer votre programme pour une France Digitale 2017, contactez nous ici.

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